Des tours végétales flottantes pour la faune

L’urbanisation a conduit à réduire le nombre d’espaces naturels dans la ville ou à sa proximité. Parce qu’il existe trop peu d’espaces dédiés à la faune urbaine, un architecte néerlandais prévoit utiliser les cours d’eau afin de construire des habitats flottants pour la nature. Pour offrir des refuges aux espèces marines, aux oiseaux et aux insectes,  Koen Olthius s’est inspiré de la conception de plates-formes pétrolières flottantes. C’est ainsi qu’il propose d’implanter des « arbres de mer »  en acier, permettant à la végétation et à la vie sauvage de se déployer.

Tour végétaleC’est dans une mégapole qui manque d’espaces dédiés à la nature que l’architecte a imaginé ce concept.

New York dispose de peu d’espace au sol pour implanter de nouveaux espaces naturels. En revanche, la baie de l’Hudson River et le milieu aquatique offrent un potentiel d’espace incroyable si ce n’est de la faisabilité et des coûts de ces structures flottantes.

Des strates de vie sauvageChaque niveau de la plate-forme prend en charge un habitat légèrement différent. Poissons et espèces marines pourraient ainsi trouver refuge à la base de la tour flottante, tandis que la végétation, les oiseaux et les insectes trouveraient des perchoirs et des lieux de nidification en surface.

Un refuge isolé de la ville mais participant à ses écosystèmes

Ce sont des écosystèmes complets qui pourraient se déployer et ainsi bénéficier au milieux urbains à proximité.

Un refuge pour la vie marine

Sous l’eau, la structure prend en charge les poissons, les huîtres, et pourrait même servir de base pour un récif de corail dans un climat propice.

Koen Olthius, est le fondateur de Waterstudio, une entreprise qui se concentre sur l’architecture flottante. L’arbre de mer est pour lui « un lieu de rencontre vertical pour la faune » et une réponse à un besoin réel des villes soit celui de la préservation des espèces naturelles. Il dit aussi avoir imaginé ce concept suite aux lois néerlandaise requérant des réserves naturelles coupées de la présence humaine, ce à quoi la barrière de l’eau répond tout à fait.

Si le projet reste à être opérationnalisé, les plates-formes pétrolières et leur conception pourraient servir de modèles puisqu’elles peuvent flotter dans l’océan, les rivières et les lacs. Cette inspiration de l’architecte peut d’ailleurs laisser sceptique sur la viabilité du projet en dehors d’un intérêt à extraire les ressources.

En dehors de cela, le projet nous montre l’inventivité qu’on peut avoir dans l’utilisation de l’espace, tout en rappelant l’importance de  disposer de milieux naturels protégés dans nos villes.

Il n’en demeure pas moins qu’une cohabitation plus rapprochée entre l’homme et les milieux naturels est souhaitable.

Alors, est-ce un projet fou ou une solution concrète pour augmenter la présence de la nature en ville?

Article par Félix Gravel

Droits et images: Koen Olthuis / Waterstudio.nl

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2 Responses to Des tours végétales flottantes pour la faune

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